Rayon de Soleil

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 APPRIVOISER SON OMBRE

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Laurine
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Messages : 361
Date d'inscription : 03/12/2007

MessageSujet: APPRIVOISER SON OMBRE   Dim 13 Juil - 12:31

APPRIVOISER SON OMBRE Pascale LEMAY
http://www.fraternet.com/magazine/loi2011.htm

A l'heure où de plus en plus de personnes s'intéressent à leur développement personnel, cet ouvrage s'avère être d'une aide considérable. Rédigé et mené d'une façon limpide et concise, nous sommes dès les premières lignes attirés vers un Essentiel : la connaissance et l'Amour de soi.

L'auteur, Jean Mombourquette, prêtre, psychologue et professeur d'université au Canada, aborde à cet effet une notion jungienne peu exploitée : celle de l'ombre ; cette autre image de nous-mêmes que nous avons refoulée par nécessité, par peur, par conditionnements sociaux ou familiaux… devenant par là même victime d'une dualité intérieure ne pouvant qu'affecter notre santé mentale, psychique et spirituelle, avec les conséquences que nous connaissons.

Par cette étude remarquable, Jean Mombourquette nous amène donc à explorer la facette à priori peu aimable de notre identité. Il ne s'agit nullement de devenir cette ombre où se trouvent enfouies nos tendances et pulsions les plus basiques ainsi que nos peurs primordiales mais de l'accueillir comme une partie de nous-mêmes sous un jour qui nous permettra d'unifier notre personne et de croître intelligemment. Et pour rétablir l'unité intérieure, l'auteur nous appelle nécessairement à fouler un chemin d'humilité plus qu'il ne sollicite notre mental et notre réflexion. Il nous invite en effet à observer et à accueillir notre ombre avec humanité et tendresse pour enfin apprendre à solliciter l'aide de ce grand Réconciliateur inhérent à tout être humain : le Soi. Ce " Tout Amour " et " Tout Puissant " qui opérera la fusion entre notre ombre et notre personnalité sociale.

Si cet ouvrage remarquable bouleverse positivement notre équilibre intérieur, il influe immanquablement sur nos rapports avec autrui. Car cette ombre que nous sommes se projette également chaque jour dans cet Autre qui nous insupporte par le simple fait qu'il nous renvoie cette image de nous-mêmes que nous cachons, étouffons, jugeons et condamnons. Voilà pourquoi, après lecture de cet ouvrage, nous nous apercevrons que nos relations familiales, sociales et affectives s'en trouveront pacifées voir métamorphosées. Comment donc ne pas dire " oui ! " à la reconnaissance de cet enfant illégitime qui souffre de survivre dans l'ombre et qui réclame un peu d'attention et d'amour pour grandir et… enrichir et tempérer notre ego social. Un ouvrage à lire et relire.

Pascale


FAUT-IL AVOIR PEUR DE SON OMBRE ?
http://www.analyse-integrative-re.com/html/ru$fm___.htm

Quelle est cette part obscure en chacun de nous ? Comment est-elle venue en nous, doit-on en avoir peur et faut-il la mettre en lumière ?

Autant de questions auxquelles nous allons essayer de répondre afin de nous rapprocher de ce côté mystérieux de l’individu.

Les précisions suivantes apportées par le dictionnaire permettent de cerner ce dont nous allons parler :
l’ombre : zone sombre créée par un corps opaque qui intercepte les rayons d’une source lumineuse – forme imprécise dont on ne distingue pas les contours.

Dans la personnalité psychique de l’homme, l’ombre est tout ce qui a été refoulé dans l’inconscient dès la prime enfance. Cette répression des instincts premiers lui donne un caractère primitif, sauvage et rebelle qui fait peur et donne l’impression qu’elle est le mal.

I - Doit-on avoir peur de ce côté mystérieux qui est en nous ?

Souvent jugés moralement, les traits de caractère qui émanent de notre ombre sont repoussés parce que déplaisants et in acceptés.
Mais ils font partie de nous et pour retrouver l’unité de notre être, il est important d’aller à la rencontre de cette partie cachée, de l’éclairer, même si nous avons peur de ce que nous allons découvrir.
Mais comment cette part se construit-elle, comment se manifeste-t-elle et comment aller à sa découverte ?

II - Le concept

C’est Carl Gustav JUNG qui crée le concept de l’ombre dans sa théorie des archétypes : il propose l’idée de couches profondes de l’inconscient d’où émanent les images originelles de l’humanité que chacun porte en lui, dans ce qu’il appelle l’Inconscient Collectif.
Il reprend également l’idée d’un inconscient personnel où sont stockés tous les souvenirs oubliés, refoulés.

Dès sa sortie de la matrice où tout est indifférencié, uni, paradisiaque (état indicible puisque d’avant la naissance), l’homme découvre les opposés ; la première séparation qu’il connaît est physiologique, c’est celle d’avec sa mère.
Puis il va structurer son psychisme en développant une conscience. Il va se construire et opposer ce qui est « bon » et ce qui est « mal ». Pour pouvoir vivre, il écarte le « mal » pour être dans le « bon ». Tout ce qui est écarté, est refoulé dans l’inconscient et crée l’ombre.

Ces refoulements sont le résultat des « choix » que fait l’individu, de l’éducation qu’il reçoit. Pour s’adapter au milieu dans lequel il grandit, l’enfant va accommoder ses comportements, les aspects de sa personnalité par crainte d’être rejeté.
Tout ce qui pourrait déplaire ou paraître déviant a été réprimé. Certaines valeurs individuelles qui pouvaient entrer en conflit avec le moi conscient sont refoulées : l’homme se construit ainsi dans une dualité entre ses schémas primitifs et les valeurs morales.

Cela parait inévitable : en effet, l’être humain vit en société, que ce soit dans n’importe quelle culture, il est dans un groupe qui a des codes. Il doit donc s’adapter à ces codes s’il veut survivre au sein de ce groupe.
L’enfant crée donc un personnage social qui va parfois aller à l’encontre de son être intime. L’ombre est plus primitive que le Moi et plus près du monde des instincts, le Moi la ressent donc comme quelque chose de désagréable, de coupable car elle contient tout ce que l’individu refuse de reconnaître en lui.

Dans l’idéal, cette adaptation devrait être souple et permettre de respecter la personnalité profonde, mais en majorité, cela se passe de façon rigide et conflictuelle. Certaines valeurs personnelles de l’être ne pouvant être tolérées dans son univers social (tout ce qui est hors norme), vont être refoulées afin qu’il soit accepté et aimé.

Il enterre ainsi dans un monde souterrain des sentiments, des idées, des comportements… il ne les supprime pas, il les refoule.
Ces parties oubliées de lui vivent toujours et sont présentes inconsciemment, elles sont la marque du prix payé par la personne pour se fondre dans son environnement.

Pour Sigmund FREUD, père de la psychanalyse, cette part de refoulé représente un monde de chaos. Il définit le Ça dans la deuxième topique : instance la plus archaïque, primitive et originelle, c’est un réservoir pulsionnel inconscient (sans être tout l’inconscient) fondé sur le principe de plaisir et source d’énergie.

La différence avec le concept de JUNG se marque par l’origine pulsionnelle notée par FREUD : pour lui, le Ça est marqué par la libido et entre en conflit avec le Moi qui s’élabore progressivement en lien avec la réalité.

Pour FREUD, le Ça est composé de forces pulsionnelles, d’une part de refoulé ; il le voit comme un chaos de forces négatives en opposition à l’organisation du Moi qui doit se protéger en développant une vie rationnelle solide et en fortifiant le principe de réalité.

Or nous verrons que l’ombre, ce qui est refoulé n’est pas que négatif : il y a des valeurs positives que l’individu a malheureusement oubliées et qui méritent d’être vécues, retrouvées et mises en lumière.
Quoiqu’il en soit, en se développant et s’adaptant, il développe des traits de caractères qui ne lui appartiennent pas vraiment, il répond à des injonctions dont Sois Parfait n’est pas la moindre pour favoriser le refoulement massif de valeurs personnelles intéressantes.

Pour le développement de la suite de ce propos, je choisis de m’appuyer sur la théorie de JUNG moins restrictive et ouvrant sur la perspective d’une rencontre avec notre part d’ombre.


III - Comment sait-on que cette partie de nous existe puisqu’elle est inconsciente ?

C’est pas ses différentes manifestations que l’ombre a pu être reconnue, en effet, chacun a en lui un côté « mal aimé », son « Mister Hyde » qui montre de temps en temps le bout de son nez.

Puisqu’elle est inconsciente, l’ombre utilise les mécanismes de l’inconscient pour se manifester : ce sont donc par les rêves, lapsus et comportements de projection que nous pouvons la découvrir…

Nous projetons sur autrui les traits que nous avons refoulés en nous, nous les transférons sur quelque chose d’extérieur. Mécanisme de défense du Moi, la projection permet de ne pas s’auto démolir en reconnaissant en soi ces aspects qui nous rebutent. Il n’est pas facile de s’accepter Mister Hyde, surtout si Mister Hyde est assez démoniaque.

Les traits de caractère que nous avons refoulés, nous pouvons les retrouver par les critiques que nous portons sur les autres. Pourquoi est-ce que je n’aime pas telle ou telle personne ? Pourquoi est-ce que je suis agacée, irritée, dégoûtée, jalouse de tel ou tel autre ? Pourquoi est-ce que j’éprouve une attirance, de la tendresse pour celui-là ?

Porter attention à ces sentiments en nous, se poser ces questions permettent une prise de conscience car l’individu attribue à l’autre ce qu’il méconnaît en lui.

JUNG dit :

« On n’est que trop disposé à reporter sur l’autre la violence que l’on fait à sa propre nature »

Ces aspects de soi que l’on côtoie régulièrement manifestent cette part obscure.
Chacun peut vivre en n’ayant pas conscience de ce côté obscur, nous sommes des être humains avec nos potentiels et nos faiblesses et nous pouvons accepter, sans chercher plus loin, ces diverses manifestations, même si elles ne nous plaisent pas, si elles ne nous satisfont pas.
Alors pourquoi chercher plus loin ? L’ombre parait noire, porteuse de défauts et de mal, autant la laisser dans son antre.

Cela ne nous fait pas plaisir d’avoir en nous ces idées qui nous traversent, ces envies, ces critiques portées sur l’autre, nous en avons honte et nous n’avons pas envie d’aller voir de plus près ces rêves qui nous interpellent… Mister Hyde n’a pas le beau rôle et tout cela est assez désagréable…

Accepter de reconnaître ce que l’on estime indigne de soi, c’est le ramener en soi. Il est plus facile de le voir chez l’autre.
Mais nous l’avons dit, nous sommes des êtres humains et chacun porte en lui un instinct puissant d’individuation, cette réalisation de soi dans l’harmonisation et l’équilibre des opposés qui nous constituent psychiquement.


Dernière édition par Laurine le Dim 13 Juil - 12:34, édité 1 fois
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Laurine
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MessageSujet: Re: APPRIVOISER SON OMBRE   Dim 13 Juil - 12:32

IV - N’est-il donc pas intéressant pour soi d’aller à la recherche de ce qui est au profond de nous ?

Il n’y a pas que du négatif, il y a nos valeurs refoulées parce qu’inadaptées à un moment précis, à un environnement précis. Cette part là, ne peut-elle pas nous aider, nous soutenir et nous grandir ?

Du temps où j’étais écolier
Je restais le soir à veiller
Dans notre salle solitaire
Devant ma table vins s’asseoir
Un pauvre enfant vêtu de noir
Qui me ressemblait comme un frère.
.......
Au coin de mon feu vint s’asseoir
Un étranger vêtu de noir
Qui me ressemblait comme un frère.
.......
Je m’en suis si bien souvenu
Que je l’ai toujours reconnu
A tous les instants de ma vie
C’est une étrange vision
Et cependant ange ou démon,
J’ai vu partout cette ombre amie.

Musset – La nuit de décembre


Alors n’est-il pas important de voir les signaux qui nous indiquent qu’il est temps d’aller à la rencontre de notre être profond ?
Ne peut-on pas écouter ce qui ne va pas dans notre vie : notre rigidité relationnelle, un mal être profond inexpliqué, une perte d’énergie…


Celui qui y reste sourd peut avoir des symptômes forts : dépression, angoisses, tristesse, bouleversements dans sa vie, maladie… L’ombre frappe à la porte du conscient, elle veut être rencontrée.

La crise peut être une chance, mais elle peut aussi être évitée en étant attentif à ce qui se vit et qui parle de s’écouter et d’ouvrir la porte à l’ombre.


V - Allons-nous nous permettre de l’éclairer ? Et comprendre pourquoi cela semble important ?

Une pression est là entre ce que j’ai appris à être et ce que je suis réellement, au fond de moi-même. Ces aspects de mon être premier, que mon Moi a jugés indésirables et relégué dans l’obscurité méritent d’être.
Aller chercher comment ils se présentent, quelles sont leurs sources, participe à la connaissance de moi et m’apporte une plus grande sagesse.
Développer mon intuition, lui faire confiance est un des plus beaux cadeaux que je peux m’offrir, car ainsi je suis à l’écoute de mon soi profond.

Travailler sur l’ombre permet de « sortir » de la complexité psychique mise en place : refouler des parties de moi-même, m’adapter à ce qui n’est pas vraiment moi nécessite des efforts et des combinaisons continuels. Vivre avec la pression constante de cette part écartée qui cherche à se faire entendre mobilise une énergie importante.

Une lutte obscure se joue intérieurement car je nie une part de moi, je me coupe d’une partie de ce que je suis. Incomplète, je ne peux pas me développer harmonieusement.

Et si « ça » parle quelque part, d’une manière ou d’une autre, c’est que l’instinct de conservation de moi agit. Cette incomplétude qui freine mon évolution doit être reconnue.

Le travail sur l’ombre participe au processus d’individuation qui est la réalisation consciente du Soi.

«Mettre l’homme en face de son ombre cela veut dire aussi lui montrer sa lumière. Il sait que l’ombre et la lumière font le monde… S’il voit en même temps son ombre et sa lumière, il se voit des deux côtés et ainsi il accède à son milieu. »

Jung – Psychologie de l’Inconcscient

S’il semble maintenant établi que ce travail sur l’ombre est nécessaire, nous pouvons aborder la façon de la faire.


VI - Comment appréhender ces pulsions pouvant être vécues comme négatives et comment unifier notre personne en nous assumant pleinement ?

Il s’agit dans un premier temps d’accepter l’idée que vit en moi une part d’ombre, puis de la reconnaître lorsqu’elle tente de s’exprimer par des rêves, des fantasmes… d’être attentif dans mes relations à l’autre à ce qui est irritant, agaçant… et par là chercher en moi ce que j’ai pu projeter sur cet autre, chercher aussi dans les critiques que l’on me renvoie, ce qui me blesse, ce qui me touche.

D’après Jean Monbourquette, une certaine forme d’humour voire d’ironie traduit la présence de l’ombre et étudier ce qui nous fait rire peut nous mener à une part de sadisme tapie au fond de nous.

Ce même auteur préconise aussi d’aller à la rencontre de son enfant blessé, celui-là même qui a tant été contraint de se taire et de cacher au fond de lui ses aspirations et désirs profonds, de l’écouter et d’en prendre soin.
Commencer à accepter peu à peu nos propres défauts et imperfections, reconnaître nos erreurs, c’est aller à la rencontre de notre ombre.
Lorsque la tension monte entre ce que je suis maintenant et celui que j’aurai pu être et qui commence à s’éveiller, il faut l’accueillir : les deux parties qui sont en présence sont en contradiction et en conflit et cela est inconfortable à vivre.
Mais en acceptant cette situation, nous permettons un travail profond qui va à un équilibrage, voire une harmonisation, afin de les concilier. C’est le travail du Soi, notre personnalité totale qui est la synthèse des opposés et qui permet à l’individu une transformation vers une complétude de lui-même.

Ce chemin ne semble pas facile. Il remet en question un ordre bien établi, une façon de vivre, des croyances, des scénarios de vie et une acceptation de soi-même.


VII - Peut-on le faire seul ou vaut-il mieux être accompagné ?

Cela est fonction bien sûr de la maturation de la personne, du degré d’ouverture où elle se situe, de sa capacité de clairvoyance et pour une certaine part de sa force à vivre une telle situation.

Je pense que le travail thérapeutique est un outil précieux pour ce cheminement là. En tous cas, pour moi il a permis d’approcher plus sûrement l’idée de rencontrer mon ombre, de la laisser émerger. Me sentir accompagnée, acceptée, m’a permis d’aller explorer ces sentiments enfouis, rejetés et qui me paraissaient inacceptables.

Au fur et à mesure, les changements ont été pointés en lien avec la thérapeute, leur intégration s’est faite et ils ont été validés par mon vécu. La crainte d’aller plus loin s’est effacée pour laisser place à la confiance du développement en marche.

Au cours du travail thérapeutique, le patient peut apprendre à se faire confiance, il voit émerger sa vérité profonde.

Les périodes difficiles sont vécues dans un accompagnement et un soutien du thérapeute

Le patient peut également supporter les sentiments pénibles dans sa relation transférentielle avec le thérapeute. Ce dernier lui renvoie que cela est possible à vivre, que ce vécu est matière à intégration et à changement.

« Ce n’est qu’en faisant, dans un climat d’acceptation, l’expérience d’un aspect de lui-même nié jusque là, qu’il peut tenter de l’accepter comme faisant partie de lui-même. »
Carl R. Rogers - Le développement de la personne

Cela doit se faire progressivement, au rythme du patient, pour permettre l’intégration des changements à tous les niveaux de sa vie. En effet, il y a sa personnalité et son entourage, qui va vivre également ces changements.

Le thérapeute a confiance dans le processus, puisqu’il l’a suivi lui-même. Il accepte donc ce qu’est le patient, ce qu’il vit. Cette assurance permet à ce dernier de se sentir reconnu dans ses bouleversements, ses résistances et ainsi d’installer le processus de changement.

Le travail psychanalytique a toujours favorisé l’étude des rêves : par ce biais l’inconscient exprime ce qui ne peut être entendu par un autre chemin. Les images et les situations des rêves sont travaillées avec les liens et les associations que fait le patient avec son histoire et son vécu. Les symboles y ont toute leur place.

Le travail par les symboles est un outil très intéressant pour cet archétype de l’ombre. Les images symboliques viennent du plus profond et permettent de décoder cet aspect obscur de l’être.

Même si elles peuvent nous heurter, elles apportent un éclairage de façon moins violente qu’une prise de conscience abrupte, qui trop forte peut être refoulée.

On a vu précédemment que les rêves nous permettent d’accéder à notre ombre, or, bien souvent, nous les oublions…

Le rêve éveillé me parait donc être l’outil idéal pour aller à la rencontre de son ombre. La cure AIRE est un travail thérapeutique complet par la mise en œuvre d’images et d’actions dans le rêve éveillé. Comme le dit son fondateur :

« Quel exceptionnel outil, ce rêve-éveillé en séance, permettant de donner une forme aux traumatismes oubliés, aux pulsions refoulées, à la vision du monde de l’enfant que nous avons été, qui vit encore en nous. Puis, non content d’avoir permis cet accès aux grottes secrètes où ronronnent les machineries qui nous gouvernent, le vécu de transformation de ces symboles permet d’aller changer les données mêmes des logiciels installés lors des expériences infantiles oubliées ! »

Jean-Marc Henriot – Le cœur métamorphe.

Conclusion

Nous avons donc abordé de façon globale combien est puissante cette part obscure qui est en chacun de nous, qui gère notre vie dans une dysharmonie néfaste.
Elle fait partie complètement de nous, la nier est une erreur qui peut être lourde de conséquences.
Nous avons également vu que ce qui est recélé n’est pas si horrible que ça (puisque faisant partie de moi) et peut contenir des valeurs positives cachées.
Aller à la découverte de son ombre est primordial pour celui qui veut aller vers un mieux être dans sa vie, vers sa réalisation.

Qu’il soit homme ou femme, l’individu en chemin dans cette recherche doit aborder sa part d’ombre personnelle, celle qu’il porte par ses liens familiaux et celle plus collective de l’humanité.
Cette perspective ouvre à bien d’autres recherches et précisions et nous amène donc à de nouveaux défis pour arriver au plus près de la rencontre de Soi.


Bibliographie :

- Apprivoiser son ombre - Jean Monbourquette – Bayard 2003
- Femmes qui courent avec les loupes – Clarissa Pinkola Estes – Poche 2003
- L’homme aux prises avec l’inconscient – Elie Humbert – Albin Michel 1994
- L’interprétation des rêves – Pierre Dacco – Marabout 2004
- La femme et son ombre – Silvia Di Lorenzo – Albin Michel 1997
- Le cœur métamorphe – Jean-Marc Henriot – Le souffle d’or 2003
- Le développement de la personne – Carl R Rogers – Dunod 2003
- N’y a-t-il pas d’amour heureux - Guy Corneau – J’ai lu 1999
- Psychologie de l’inconscient – C. G. Jung – Le livre de poche 2003
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