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 La résilience l’art de rebondir suite aux difficultés

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Laurine
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Messages : 361
Date d'inscription : 03/12/2007

MessageSujet: La résilience l’art de rebondir suite aux difficultés   Mer 16 Jan - 4:01

La résilience, c’est quoi exactement ?
http://www.webdlambert.com/dossier-resilience.html
La résilience l’art de rebondir suite aux difficultés

En physique, la résilience est l’aptitude d’un corps à résister aux pressions et à reprendre sa structure initiale. En psychologie, il s’agit de la capacité à vivre, à réussir, à se développer en dépit de l’adversité.

Selon le psychothérapeute Boris Cyrulnik, "environ une personne sur deux subit un traumatisme au cours de son existence, qu’il s’agisse d’un inceste, d’un viol, de la perte précoce d’un être cher, d’une maladie grave ou d’une guerre".

La résilience représente la capacité d'affronter avec succès les risques et les déboires sérieux de l'existence. Il s'agit d'une combinaison de force intérieure, d'appui de l'extérieur et d'apprentissage à partir de l'expérience acquise. La confiance en soi est importante, comme le sont aussi une bonne scolarité, la capacité d'apprendre et de résoudre des problèmes et l'aptitude à entretenir de bons rapports humains. Une personne qui possède une bonne dose de ces attributs peut souvent être autonome, c'est-à-dire qu'elle peut faire face à l'adversité sans détresse apparente.


La résilience est un phénomène psychologique qui consiste, pour quelqu'un touché par un traumatisme, à prendre acte de son traumatisme pour ne plus vivre dans la dépression et le poison que ce traumatisme peut causer. C'est « vivre avec », dans le sens où cela fait partie de la vie de cet individu, ne le diminue pas mais au contraire lui permet de revivre. La résilience est rendue possible grâce à la réflexion, à la parole, et dans le meilleur des cas grâce à l'encadrement médical d'une thérapie, d'une analyse.
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Laurine
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Messages : 361
Date d'inscription : 03/12/2007

MessageSujet: Revivre après un traumatisme   Mer 16 Jan - 4:02

Revivre après un traumatisme
http://www.doctissimo.fr/html/psychologie/consulter/les_therapies/ps_5023_soutien_catastrophe_itw.htm

Auteur de l’ouvrage "Revivre après un traumatisme", le Dr Aurore Séguin-Sabouraud est psychiatre formée en thérapie cognitive et comportementale. Elle intervient au centre de Psychothérapie des Victimes, une association agréée par la Sécurité sociale, qui prend en charge les personnes qui ont été victimes d'agressions, d'attentats, d'incestes, d'accidents, de sectes et de toutes formes de violence. Elle nous parle des moyens de surmonter ce type de traumatismes.

Doctissimo : La sensibilité aux thèmes de l’insécurité et de la violence sont actuellement très présents dans les esprits, de quelle façon le percevez-vous dans votre pratique ?

Dr Séguin-Sabouraud : Je reçois chaque mois plus de personnes en consultation. Elles ont été victimes de viols ou d’inceste, d’agressions sur la voie publique, de vol, de racket. Elles sont généralement mieux informées qu’il y a quelques années sur les possibilités de se faire suivre dans le cadre d’une psychothérapie. La plupart du temps elles me sont adressées par leur médecin du travail, leur généraliste ou leur entourage. Il est rare qu’elles soient à l’origine de la décision de venir, car elles s’en veulent et préfèrent s’isoler.

Doctissimo : Selon la littérature, les états de stress post-traumatique touchent 20 % des personnes ayant vécu des événements "hors du commun" …

Dr Séguin-Sabouraud : Certaines études disent même entre 20 et 40 %. Tout dépend si l’on considère strictement la réaction traumatique ou les séquelles psychologiques. J’ai reçu une femme suite aux attentats de New-York et Washington. Elle avait été un témoin directement impliqué dans l’attentat de la rue de Rennes en 1985 et pendant toutes ces années elle avait le sentiment qu’elle était indemne, jusqu’à ce que cela ressurgisse le 11 septembre 2001.

Doctissimo : Quelles sont les symptômes dont peuvent souffrire ces personnes ?

Dr Séguin-Sabouraud : Le plus visible réside dans l’échafaudage de conduites d’évitement qui ne sont pas toujours conscientes. Autrement dit ces personnes ne veulent plus sortir de chez elles quand il fait nuit, sont prises de crises de panique, ont du mal à affronter la foule, évitent le lieu de leur agression. Il existe d’autres signes comme les troubles du sommeil, les troubles neurovégétatifs, une certaine irritabilité, des réminiscences.

Doctissimo : Pourquoi les personnes victimes d’un traumatisme se sentent-elles d’abord responsables ?

Dr Séguin-Sabouraud : C’est une façon de se sentir acteur et non passif, cela leur donne le sentiment de pouvoir reprendre le contrôle après. Il est aussi plus simple de s’interroger sur ce que l’on a fait ou non, plutôt que de reconnaître la part de la fatalité de la vie.

Doctissimo : Peut-on dire que plus une thérapie est commencée tôt, mieux c’est ?

Dr Séguin-Sabouraud : C’est vrai dans certains cas graves, je pense aux viols, incestes et des événements au cours desquels de nombreuses personnes sont mortes. Sinon, je suis partisane de laisser leurs réactions émotionnelles s’exprimer. Comme dans deuil, il leur faut un petit peu de temps. Il est normal d’avoir eu peur, d’être anxieux après un traumatisme.

Doctissimo : Comment prenez-vous en charge une personne victime d’un traumatisme ?

Dr Séguin-Sabouraud : Tout d’abord je les écoute, et je leur fais prendre conscience qu’ils ont vécu un moment dangereux, que leur angoisse est normale. Puis je leur explique comment s'articulent les symptômes qu'ils ressentent selon le modèle de l'apprentissage... et de quelle façon nous allons travailler sur l’évitement en cherchant tout ce qui peut déclencher l’angoisse. En effet, dans chaque traumatisme il y a un certain conditionnement.

En situation de danger, tous les sens ont été en éveil et le moment du danger a été associé à une foule d’éléments, dont la personne a effacé le souvenir. Mis en présence de ces "stimuli" le sentiment d’angoisse revient au galop. Cela peut être le bruit d’une porte, la sirène des pompiers et 1 000 autres choses. Pour ne pas être confrontés à ces nouvelles situations angoissantes, ces personnes adoptent des comportements d’évitement qui en réalité continuent à faire exister cette peur. Car la peur d’avoir peur, c’est encore de la peur !

Au 5e ou 6e mois après le début de la thérapie nous passons ensemble une sorte de "contrat" qui consiste à se mettre d’accord sur ce qu’ils pourraient faire une fois mis en situation. Par exemple dans le cas d’une personne victime d’un accident de voiture quel voyage prévoir, quelle distance, à quelles heures, à quelle vitesse peut-elle conduire ?

Doctissimo : Quelles difficultés rencontrez-vous avec vos patients ?

Dr Séguin-Sabouraud : Tout dépend de la personne : des situations traumatiques et de l'histoire. Par exemple, la thérapie peut être difficile pour quelqu’un qui a entamé une action en justice et qui demande réparation du préjudice subi : cette personne est dans plusieurs dimensions à la fois avec son avocat, les magistrats, les expertises et son psychiatre. Il faut donc toujours se tenir au courant de leur procédure judiciaire pour pouvoir les accompagner.

Doctissimo : Les personnes n’ont-elles pas tendance à répéter les événements qu’elles ont vécus ?

Dr Séguin-Sabouraud : La répétition est une réaction physio-psychologique à un événement qui sort du commun et qui a trait à la mort. Le phénomène de répétition est quelque chose de très particulier. Ce phénomène de répétition est bien décrit par les psychanalystes : la scène du traumatisme pour essayer de comprendre ce qui s’est passé, ou pour conjurer le sort.

Cela s'observe généralement des personnes qui ont vécu des traumatismes dans l’enfance. Mais on peut également rencontrer des phénomènes de répétition dans les conduites d’évitement. J’ai ainsi suivi une femme, qui ayant eu un grave accident de voiture en avait gardé d’importantes séquelles et ne voulait plus reprendre le volant. Quand elle a accepté de reconduire pour la première fois, elle a fait tout le trajet à 180 Km/h ! C’était une prise de risque, une mise en danger "pour voir". Une espèce de vérification sur le mode "suis-je mortelle ou immortelle ?", "Est-ce le hasard ou ma faute ?".

Doctissimo : Combien de temps suivez-vous les personnes qui s’adressent à vous ?

Dr Séguin-Sabouraud : Il se peut que des problèmes psychologiques personnels, de conflits relationnels rejaillissent mais le traitement du traumatisme en lui-même est assez court. Dans le cas d’agressions cela peut être une seule séance ou quelques mois.

Propos recueillis par Mathieu Ozanam
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